Quels sont les animaux les plus rapides du monde ?

Qu'ils soient sur mer, sur terre ou dans les airs, les animaux se sont peu à peu adaptés à leur milieu, où, plus on va vite, moins on risque d'être attrapé par un prédateur. Dans le règne animal, l'Homme est loin d'être le plus rapide, mais il figure parmi les plus endurants. Voici donc le classement des animaux les plus rapides.


L'Homme le plus rapide au monde aujourd'hui est Usain Bolt. Il a battu le record du monde du 100 mètres en le courant en seulement 9,58 secondes. Lors d'une course, il a été flashé à 44 km/h lorsqu'il était en pleine vitesse. Pour le reste du monde, le footing moyen est de l'ordre de 10 km/h. C'est relativement lent par rapport au reste du règne animal, mais on dit que l'Homme est l'un des plus endurants. Dans les airs, les eaux ou sur terre, bon nombre d'espèces sont capables de pointes de vitesse bien supérieures à celle de l'Homme.

Sur les terres, des pointes de vitesse au-delà de 100 km/h

 Sa vitesse l'a rendu célèbre : le guépard fait des pointes à plus de 110 km/h, parcourant jusqu'à huit mètres par foulée et quatre foulées par seconde. C'est un superbe sprinter, capable d'accélérer pour atteindre 70 km/h en seulement deux secondes, puis 90 km/h en une seconde de plus. Il tient une vitesse moyenne de 94 km/h sur 500 m, mais ne dépasse pas 49,89 km/h sur les distances plus longues.

 Le springbok (ou gazelle à poche dorsale) est une antilope d'Afrique qui n'a pas grand-chose à envier au guépard. Fine et légère, cette gazelle est montée sur ressorts, elle fait des sauts de presque quatre mètres de haut et pointe aussi à plus de 110 km/h sur 400 m. Sa vitesse moyenne est de 88 km/h. En plus, c'est une athlète de fond, pouvant tenir une vitesse de 50 km/h sur six kilomètres.

Le chevreuil pourrait également suivre de près les guépards ou les springboks. Ce cervidé est capable d'atteindre des pointes de vitesse comprises entre 90 et 100 km/h. En endurance, lorsqu'il fuit ses prédateurs, le chevreuil peut facilement tenir une vitesse de 40 km/h sur de longues distances.

 

En mer, des poissons plus rapides que les mammifères marins

 Comme le son, les animaux peuvent se déplacer dans l'eau plus rapidement que sur terre. Le makaire bleu (Makaira nigricans) et l'espadon voilier (Istiophorus platypterus) se disputent la place de l'animal marin le plus rapide. Difficile de statuer entre les deux cousins de la famille des istiophoridés, mais ils dépassent aisément les 110 km/h. Ces pointes de vitesse leur permettent de capturer seiches ou calmars sans trop de peine.

 Le requin mako (Isurus oxyrinchus) aurait une vitesse moyenne d'endurance de 50 km/h, mais d'après les chercheurs du ReefQuest Centre for Shark Research, il serait aussi capable d'atteindre 110 km/h en vitesse de pointe. Il pourrait même être encore plus rapide que cela, car le calcul a été effectué au large d'Auckland, à partir de la vidéo d'un requin mako juvénile en train de chasser.

Dans la famille des thons, le thon rouge est le plus gros, mais aussi le plus rapide. Les thons rouges regroupent trois espèces : le thon rouge de l'Atlantique (Thunnus thynnus), le thon rouge du sud (Thunnus maccoyii), et le thon rouge du Pacifique (Thunnus orientalis). Si leur vitesse d'endurance est plutôt en moyenne de 12 km/h, ces thons seraient capables d'atteindre 100 km/h en vitesse de pointe lorsqu'ils chassent.

 Dans les airs : les piqués inégalables du faucon pèlerin

 Les oiseaux sont de loin les animaux les plus rapides au monde. Certains volent à plus de 200 km/h et ne se posent presque jamais. Les martinets noirs et certaines frégates par exemple ne peuvent pas se poser au sol : on les soupçonne de dormir en volant. On distingue différents types de vols : le vol plané, le vol à voile, le vol stationnaire et le vol en piqué.

En ne considérant que les descentes en piqué, où les oiseaux accélèrent en chutant pour attraper leurs proies, le faucon pèlerin serait le plus rapide. Sa vitesse maximale jamais enregistrée en piqué est de 389 km/h ! En moyenne, le faucon pèlerin plonge à 180 km/h, et plane avec une vitesse de 90 km/h.

L'aigle royal est un rapace capable de suivre de près le faucon pèlerin. En descente en piqué, sa vitesse maximale enregistrée est de 320 km/h, mais qui sait, il peut peut-être aller encore plus vite ! Par ailleurs, il est en moyenne plus rapide que le faucon lorsqu'il plonge. On estime qu'il pique en moyenne à 241 km/h.

 

Pour les autres oiseaux, il est difficile de dresser un classement, le manque de données fiables et la confusion entre les différentes espèces biaisent quelque peu la hiérarchisation. Les martinets épineux et noirs sont petits mais extrêmement rapides. Leur vitesse moyenne de vol est de l'ordre de 200 km/h, mais il n'est pas improbable que ce petit bolide soit encore plus rapide. Le faucon gerfaut est aussi un rapace rapide. Une équipe de recherche a enregistré un piqué à 209 km/h. Enfin, la frégate (à qui certains bateaux doivent leur nom) vole en moyenne à 153 km/h, mais serait aussi capable de piquer à la vitesse du faucon pèlerin. Difficile à prouver, mais ces oiseaux sont certainement les rois de la vitesse.

 

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VOICI POURQUOI ON APPELLE LA COCCINELLE  "LA BÊTE A BON DIEU "

 

Les coccinelles sont appelées familièrement «les bêtes à bon Dieu». Ce surnom est tiré d’une légende remontant au Xe siècle.


Condamné à mort pour un meurtre commis à Paris, un homme, qui clamait son innocence, a dû son salut à la présence du petit insecte. En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée. Mais une coccinelle se posa sur son cou.

 

Le bourreau tenta de l’enlever, mais le coléoptère revint à plusieurs reprises se placer au même endroit. Le roi Robert II (972-1031) y vit alors une intervention divine et décida de gracier l’homme.

Quelques jours plus tard, le vrai meutrier fut retrouvé. Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur qu’il ne fallait pas écraser.

 

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Un homme avalé en entier par un python géant en Indonésie

 

 

Le serpent long de sept mètres a avalé le jeune homme, porté disparu la veille. Le reptile a été repéré à cause de son énorme ventre.

 


Vision d'horreur pour des habitants de l'île des Célèbes, en Indonésie. Le corps d'un homme de 25 ans porté disparu a été retrouvé entier dans le ventre d'un python de sept mètres, a indiqué mercredi un responsable local de l'archipel d'Asie du Sud-Est.

Akbar, 25 ans, avait quitté dimanche sa maison du village de Mamuju et n'était pas rentré chez lui. Inquiète, sa famille avait alerté la police. Après la découverte du python avec un gros ventre le lendemain dans les alentours, les proches d'Akbar ont immédiatement pensé qu'il avait été gobé par ce serpent des forêts tropicales.

 

Le serpent trahi par son gros ventre

 Le python se trouvait près d'une plantation de palmier à huile de la famille et avait des difficultés à se déplacer à cause de son gros ventre, a ajouté un responsable de Salubiro, un village proche. «Nous avons immédiatement pensé que le serpent avait avalé Akbar car autour du site, nous avons retrouvé des fruits de palmier, l'outil qu'il utilisait pour la récolte et une botte», a-t-il ajouté.

Des villageois ont ensuite essayé de tuer le reptile immobile. Au bout d'une heure, ils ont découpé la peau du serpent et retrouvé à l'intérieur le jeune homme, entier. «La victime a probablement été avalée dimanche car son corps était déjà enflé quand nous l'avons retrouvée», a-t-il ajouté.

 

 Dans les années 1990, un python avait été découvert dans la même région, mais jamais personne n'avait été avalé par un serpent auparavant, a observé le responsable. En 2013 à Bali, un vigile avait été tué par un python dans l'enceinte d'un hôtel en bord de plage de l'île la plus touristique d'Indonésie.

 

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Planète

Le requin fantôme : une étrange chimère abyssale vient d'être découverte

 

Il a la peau noire, une grosse tête et des dents de lapin. Il nage dans les abysses et son squelette est fait de cartilage. Ce curieux poisson est une chimère, comme disent les zoologistes, lesquels sont très heureux de nous le présenter car l'espèce était jusque-là inconnue.

Kristin Walovich est heureuse : cette jeune chercheuse du Pacific Shark Research Center, en Californie, vient de décrire une nouvelle espèce de chimère abyssale, d'un type que les biologistes aiment à qualifier de « requin fantôme ». Ces découvertes sont rares mais spectaculaires car ces poissons cartilagineux, cousins des requins et des raies, ont une allure étrange.

 

L'espèce nouvellement décrite appartient manifestement au genre Hydrolagus, comme celle, de couleur très claire, qu'un sous-marin du MBari a pu filmer dans son milieu naturel. Diffusée en décembre 2016, cette vidéo (voir plus bas) a fait le tour du Web mondial.

 

 

Kristin Walovich montre la chimère qu’elle a décrite et nommée, avec des collègues, proposant de la classer dans une nouvelle espèce.  

Une chimère aux dents de lapin

Décrite à partir de neuf spécimens pêchés, par hasard, au sud de l'Atlantique et dans l'océan Indien, entre 470 et 1.000 m, cette espèce s'en distingue nettement. Comme chez ses congénères, les dents ressemblent à celles du lapin (en grec, Hydrolagus signifie d'ailleurs lièvre d'eau) et le poisson arbore une longue et fine nageoire caudale ainsi qu'une épine venimeuse sur le dos.

Mais sa peau est très sombre et sa taille, d'environ un mètre, exceptionnellement grande. La deuxième nageoire dorsale est très longue - 81 cm -, tandis que la tête est bien plus grosse. Par ailleurs, des analyses de l'ADN mitochondrial suggèrent fortement qu'il s'agit bien d'une espèce distincte de celles de ce genre, comme le détaille une publication dans Zootaxa.

La chimère de Robin

 

Sur Facebook, Kristin Walovich explique le nom qu'elle a choisi pour cette nouvelle espèce : Hydrolagus erithacus. Erithacus est le nom de genre du rouge-gorge qui, en anglais, se dit Robin ; or, c'est aussi le prénom de Robin Leslie, un chercheur qui l'a aidée et qu'elle tenait à remercier.

 

La découverte de l'animal dans des régions éloignées est elle aussi une indication instructive. Elle montre combien le monde des abysses est interconnecté, même pour des espèces inféodées aux fonds et qui se déplacent peu.

 

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Record : des tardigrades revivent après 30 ans dans la glace

En ces temps froids, les plantes et les animaux se protègent, avec des stratégies et des efficacités différentes. Les champions sont sans doute les tardigrades, animaux discrets mais durs à cuire, et à geler. L'an dernier, des scientifiques japonais rapportaient leur expérience étonnante : ils ont réveillé deux individus et un œuf après 30 ans passés à -30 °C en état de « vie arrêtée », ou cryptobiose. Le précédent record – 9 ans – est largement battu. L'enjeu n'était pas sportif, cependant. Il serait instructif de comprendre comment ces organismes survivent à un tel traitement et, notamment, comment ils réparent leur ADN.

Le 6 novembre 1983, sur la côte est de l'Antarctique, Hiroshi Kanda et ses collègues de la 24e Jare (Japanese Antarctic Research Expedition) recueillent des échantillons de mousse, les enveloppent dans du papier, les emballent dans des poches en plastique et les placent au congélateur à -20 °C. L'un d'eux, 1 cm3 de mousse Bryum argenteum baptisé F01096 (NIPR), connaîtra un curieux destin : il ne sera mis à décongeler que le 7 mai 2014, soit 30,5 ans plus tard. Le précieux échantillon est installé dans de l'eau à 3 °C durant 24 heures. Dans cette mousse se trouvent des tardigrades : deux individus baptisés Sleeping Beauty 1 et 2 (soit, en français, beautés endormies, ou, en version romantique, La belle au bois dormant), alias SB1 et SB2, ainsi qu'un œuf, SB3.

 

Or, les tardigrades sont des animaux extraordinaires, au vrai sens du terme. Proches des arthropodes mais formant un groupe particulier, ces oursons d'eau (de leur nom anglais) sont en effet devenus célèbres pour leur étonnante capacité de résistance. Ces durs de durs, de tailles modestes (entre 0,1 et 1,2 mm), survivent dans des conditions extrêmes : le froid (pratiquement le zéro absolu), la chaleur (150 °C), la pression (600 mégapascals, il faut imaginer un océan de 60.000 m de profondeur), l'acidité et des doses de radiations énormes (570.000 rads, contre 500 pour un humain). Ils tolèrent même le vide spatial. Un essai russe l'a prouvé une première fois en 2007 puis, en 2008, l'expérience Tardis - installée sur le satellite russe Foton-M3, à 270 km d'altitude, sur une plateforme Biopan, de l'Esa - a exposé durant dix jours au vide, aux ultraviolets ou bien aux deux des tardigrades en état de cryptobiose (« vie arrêtée »). Résultat étonnant : les UV A et B, ensemble et conjugués au vide spatial, les ont tous tués mais les UV A ou B, séparément et avec le vide, ont laissé respectivement 100 % et 80 % de survivants...

Le réveil des tardigrades congelés

 

Pour survivre, les tardigrades ont un truc : la cryptobiose, c'est-à-dire la faculté d'arrêter tout leur métabolisme interne. Plus aucune réaction chimique n'est décelable par les moyens actuels. Ils pourraient être considérés comme morts. Des bactéries, des végétaux et des animaux connaissent l'astuce, qui peut prendre la forme d'une déshydratation (c'est l'anhydrobiose) ou d'une congélation (cryobiose). Les tardigrades ont plusieurs stratégies pour se figer ainsi. Ils peuvent pousser la déshydratation jusqu'à ressembler à un tonnelet, après avoir expulsé presque 90 % de l'eau de leur corps et protégé leurs cellules avec un sucre antigel. L'œuf, quand il est déshydraté, peut aussi devenir une forme de résistance, comme chez les artémies, des crustacés ressemblant à des crevettes, vivant notamment dans les salines et bien connues des aquariophiles.

 

C'est dans cet état de cryptobiose que se trouvent Beauté Endormie 1 et Beauté Endormie 2 le 7 mai 2014. Leur taille est alors inférieure au demi-millimètre : 232 microns pour SB1. Le petit morceau de mousse est placé sur de l'agar dans une boîte de Petri emplie d'eau (de Volvic, précisent les chercheurs), portée à 15 °C, additionnée d'algues microscopiques, des chlorelles, repas convenable pour des tardigrades de cette espèce, en l'occurrence Acutuncus antarcticus. Les microscopes surveillent.

 

Vont-ils se réveiller ? Oui, racontent les chercheurs japonais dans un article scientifique paru dans la revue Cryobiology. La première à bouger est la femelle SB1 : 24 heures après l'inondation à la Volvic, elle bouge sa quatrième paire de pattes (les tardigrades ont huit pattes). Au jour 5, elle se tourne. Au jour 9, elle se déplace sur l'agar. Au jour 13, elle prend son premier déjeuner de chlorelles depuis 30 ans (ce qui se voit très bien sous le microscope car l'animal, transparent, devient vert). Le 23e jour, SB1 mesure 332 microns et pond des œufs. Rien d'étonnant puisque les femelles tardigrades peuvent le faire sans l'intervention de mâles, par parthénogenèse. En cinq pontes, elle libérera 19 œufs dont 14 iront jusqu'à l'éclosion. SB2 a moins de vitalité : elle se met à bouger au jour 14 mais semble engoncée dans son ancienne cuticule. Elle commence à se nourrir mais meurt le 20e jour. SB3, l'œuf, lui, éclot 6 jours après la décongélation. Puis, en pleine forme, le tardigrade qui en sort pond. C'était donc une femelle. En six pontes, elle produira 15 œufs et mourra au bout de 39 jours. Sa descendance, suivie par les scientifiques, poursuit la destinée de SB3, prouvant qu'après trois décennie de gel, un sol de l'Antarctique peut revivre.

 

Ces trois tardigrades font parler d'eux car ils établissent un nouveau record. Le précédent, d'après les auteurs de l'étude, est de 9 ans dans la glace. Il appartient à Ramazzottius oberhaeuseri, qui arrivait ex aequo avec un autre animal extraordinaire, un rotifère (Mniobia sp.), un grand groupe d'organismes planctoniques, de petites tailles, avec un corps miniature, une forme de verre à thé turc et que les taxonomistes ont bien du mal à classer.

 

Comment font-ils ? Il y a des secrets à découvrir du côté du métabolisme et de la résistance au gel, mais aussi dans les mécanismes de réparation de l'ADN. Car, soumis si longtemps à des conditions qui peuvent être oxydantes, ces fragiles molécules se dégradent. Lorsqu'elles sont trop abîmées, la plupart des animaux et végétaux n'ont pas les outils pour les réparer. Les vrais spécialistes de cet art sont des bactéries, avec la championne incontestée Deinococcus radiodurans, dont Miroslav Radman a décrypté ses astuces de reconstitution d'ADN détruit par les UV. Or, les tardigrades possèdent dans leur génome une proportion exceptionnellement élevée de gènes (un sixième) venus par transfert horizontal d'autres organismes, bactéries, archées, plantes et champignons, comme l'avait montré une autre étude, parue début 2015 dans les Pnas. Les auteurs concluaient que les animaux capables de résistances extrêmes devaient avoir ainsi intégrer des gènes étrangers qui leur sont utiles. Ces mécanismes méconnus méritent d'être investigués et les chercheurs ont sans doute beaucoup à découvrir de ces petits animaux.

 

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Pourquoi le chameau a-t-il deux bosses et le dromadaire une ?

 

Chameau ou dromadaire ? Une bosse ou deux ? Il est souvent difficile de distinguer ces deux espèces de camélidés et de retenir leur nombre de bosses sur le dos. Quel que soit leur nombre, ces bosses fournissent l’énergie nécessaire à l’animal pour survivre aux conditions extrêmes de son habitat.

Le dromadaire est un chameau. « Chameau » est en réalité le nom d'un genre (Camelus) dans la famille des camélidés. L'espèce que l'on nomme couramment chameau est originaire d'Asie, et son nom complet est le chameau de Bactriane (Camelus bactrianus). Le dromadaire est originaire d'Afrique, et s'appelle aussi chameau d'Arabie (Camelus dromedarius). Ces deux espèces sont de la même famille et du même genre. Ils ont beaucoup de points communs au niveau morphologique, sauf que le chameau d'Arabie n'a qu'une bosse sur le dos, tandis que le chameau de Bactriane en a deux.

Les chameaux de Bactriane ont deux bosses, contrairement aux chameaux d'Arabie. Ils auraient besoin de plus d'énergie pour résister au froid des déserts de Mongolie et de Chine.

Chameau, deux syllabes, deux bosses

 

Remplies de graisse, ces bosses permettent aux chameaux de parcourir de longues distances sans avoir à boire et à se nourrir. Du haut de leurs deux mètres au garrot, ils sont capables de parcourir 60 km par jour, en faisant uniquement appel à leurs réserves de graisse. Si le chameau n'a pas été nourri depuis longtemps, on peut voir sa ou ses bosses tomber sur le côté, à mesure que le stock d'énergie s'épuise.

 

Le dromadaire ne rencontre jamais le chameau de Bactriane, ils vivent sur deux continents différents et ont donc évolué indépendamment. Le dromadaire (ou chameau d'Arabie) est adapté au climat des déserts chauds (Sahara, péninsule Arabique, etc.), tandis que le chameau (ou chameau de Bactriane) vit dans les déserts plus froids d'Asie (en Mongolie et en Chine). Ce dernier a besoin de plus d'énergie que le dromadaire pour survivre à la chaleur et au froid. D'ailleurs, au départ, le dromadaire avait aussi deux bosses, mais elles ont fusionné au fil de l'évolution.

 

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                        Des oiseaux insectivores pour contrôler les insectes ravageurs des vignobles ?


 

Depuis vingt ans, les chercheurs de l’Inra Bordeaux-Aquitaine conçoivent des stratégies alternatives à l’usage des produits phytosanitaires dans les vignobles et explorent notamment les voies de la lutte biologique. Une des pistes examinées vise à comprendre les modalités de prédation des populations d’insectes ravageurs de la vigne par leurs ennemis naturels, notamment les arthropodes parasitoïdes et prédateurs, et plus récemment par les oiseaux et chauves-souris insectivores. Dans un article publié le 25 juillet 2016 dans la revue Journal of Applied Ecology, les chercheurs démontrent que la lutte biologique exercée par les oiseaux contre ces ravageurs est guidée par les interactions entre la diversité fonctionnelle des communautés d'oiseaux et l’hétérogénéité du paysage. Ces résultats invitent à repenser la gestion des vignobles à plusieurs échelles spatiales pour favoriser,in fine, une viticulture moins impactante sur l’environnement.

 

Les oiseaux insectivores sont aujourd’hui reconnus pour les services qu’ils rendent aux agroécosystèmes en matière de lutte contre les insectes ravageurs. Cependant, bien qu’il ait été démontré que les activités de recherche de nourriture et la diversité fonctionnelle (ou diversité des traits biologiques et écologiques) au sein des communautés d’oiseaux augmentent avec la proportion d’habitats semi-naturels dans les paysages, peu de connaissances existent sur les conséquences de ces variations sur les niveaux de régulation naturelle des insectes ravageurs.

 

Pour explorer ces relations, les chercheurs ont échantillonné les communautés d’oiseaux et mesuré les niveaux de prédation des lépidoptères par les oiseaux (à l’aide de modèles de proies fictives) dans vingt vignobles du Sud-Ouest de la France. Les vingt vignobles échantillonnés ont été sélectionnés de manière à analyser les effets relatifs de la modalité d’enherbement de l’inter-rang à l’échelle de la parcelle et de l’hétérogénéité du paysage. Des indices de diversité fonctionnelle des communautés d’oiseaux ont ensuite été calculés sur la base de traits fonctionnels incluant la masse corporelle, la taille et la date des pontes, le régime alimentaire, la méthode d’alimentation, les sites de nidification, les stratégies de migration et la taille des domaines vitaux.

 

Contrairement aux attendus des chercheurs, les observations ont montré que la diversité fonctionnelle des oiseaux diminuait avec l’hétérogénéité à l’échelle du paysage. En fait, l’abondance des oiseaux insectivores glaneurs du feuillage (donc les plus susceptibles de limiter les ravageurs de la vigne) augmentait bien avec la proportion d’habitats semi-naturels dans le paysage, à la différence de la diversité fonctionnelle des oiseaux. Il y a donc bien un effet positif de l’hétérogénéité à l’échelle du paysage sur la vigne. De plus, les chercheurs ont montré que la diversité fonctionnelle des oiseaux était plus élevée dans les vignobles partiellement enherbés, comme c’était attendu.

 

Les travaux des chercheurs ont ainsi démontré que l’hétérogénéité tant à l’échelle locale qu’à l’échelle du paysage influence les espèces d’oiseaux insectivores dans les vignobles en interagissant avec la structure des communautés d’oiseaux. Ces résultats fournissent des informations clés pour l’intensification écologique des vignobles et montrent notamment que les choix de gestion doivent être adaptés tant à la composition fonctionnelle des communautés locales d’oiseaux qu’à l’hétérogénéité des habitats tant à l’échelle locale que paysagère. Les chercheurs suggèrent donc de combiner des options de gestion à de multiples échelles spatiales afin de faciliter les services de régulation naturelle rendus par les oiseaux pour lutter contre les insectes ravageurs. Il peut s’agir notamment de favoriser l’hétérogénéité locale de l’enherbement et de préserver des fragments d’habitats semi-naturels dans les paysages viticoles les plus intensifs.

 

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Photos extraordinaires
Des animaux surpris en pleine action. Simplement magnifique.
Merci Richard pour ce PPS.
Il fallait attraper l'instant magique.pp
Présentation Microsoft Power Point 7.0 MB
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Arc en ciel chez les animaux
Une personne n'habitant pas la résidence nous a envoyé une présentation sur les animaux "aux couleurs improbables".
Nous avons estimé qu'une nouvelle rubrique concernant nos amis les animaux pouvait être intéressante.
Merci Richard pour ce très joli pps.
25 animaux aux couleurs improbables mais
Présentation Microsoft Power Point 2.1 MB

       Animaux du parc Dulamon

à Blanquefort

 

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Coucou gris

Cuculus canorus - Common Cuckoo

Le coucou gris adulte mâle a les parties supérieures grises, ainsi que la tête, la gorge et la poitrine. Les parties inférieures sont blanches, finement barrées de noir. La longue queue arrondie est gris foncé à noir, avec des taches blanches. Les ailes longues et pointues sont gris foncé.

La tête est grise. Les yeux sont bruns avec un cercle oculaire jaune. Le bec fin est pointu et noirâtre, avec du jaune à la base. Les courtes pattes et les doigts sont jaunes.

La femelle ressemble au mâle, mais elle peut être en phase brune, avec les parties supérieures brunes, et une teinte fauve à la place du gris des femelles en phase grise.

Le juvénile ressemble à la femelle en phase brune.


Habitat

 Le coucou gris vit aux lisières des forêts et dans les clairières, les fermes, les marais, les dunes côtières et les campagnes ouvertes, les zones cultivées avec des arbres et des buissons, et près des roselières.

 

Comportement traits de caractère

Le coucou gris se nourrit principalement d'insectes et de chenilles velues. Il se nourrit dans les arbres et les broussailles, à découvert.

Le coucou gris parasite les nids des autres espèces. La femelle dépose ses oeufs dans les nids des autres oiseaux. Le nid de la Rousserolle effarvatte est très souvent choisi. La femelle coucou passe de longues heures à observer dans la roselière le comportement de la rousserolle. Elle dépose un œuf quand la rousserolle commence à pondre les siens, mais avant le début de l'incubation. Dès que le nid est libre, elle enlève un œuf et dépose le sien parmi ceux de l'hôte. Elle peut pondre de 8 à 25 oeufs par saison dans différents nids.

Après la naissance, le jeune coucou fait rouler les autres oeufs hors du nid. Il les pousse avec son dos jusqu'au bord, et les fait passer par-dessus. Il peut aussi de la même façon, pousser les jeunes de la rousserolle.

La parade nuptiale comprend les cris caractéristiques du mâle en avril. La femelle répond par des trilles prolongés, et le couple se forme très vite.

Le vol : Le coucou gris effectue un vol rapide et direct à basse altitude, avec de rapides battements d'ailes

 

Alimentation mode et régime

 Le coucou gris se nourrit surtout d'insectes et de leurs larves, particulièrement de chenilles velues. Il consomme aussi des libellules, des criquets et des scarabées. Il mange aussi les oeufs et les poussins des petits passereaux.

 

Menaces - protection

 Le coucou gris est très commun, mais il est très difficile de l'observer dans de bonnes conditions.

 

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Merle noir

 Turdus merula - Common Blackbird

Le Merle noir adulte mâle a le plumage entièrement noir de jais, avec le cercle oculaire et le bec jaune orangé contrastant avec la couleur noir uni. Les yeux, les pattes et les doigts sont noirs.
La femelle est plus brune que le mâle, avec la gorge et la poitrine brun clair. Elle a souvent le bec de deux couleurs (noirâtre et jaune pâle), et un cercle oculaire brun clair. Les yeux, les pattes et les doigts sont brun foncé.
Le juvénile a le plumage brun, tacheté de blanc chamoisé sur les parties inférieures.

Chant : Le cri du Merle noir comprend un bas "chuck-chuck-chuck", accéléré en un bavardage hystérique quand il est en alerte. Le cri en vol est ténu et tremblotant. Souvent entendu au crépuscule, le continuel "pink-pink-pink"  est aussi un cri d'alarme et le cri émis avant la nuit.
Le chant, lancé d'un perchoir exposé, est une belle série de notes mélodieuses et flûtées, des notes claires et sonores formant des phrases, avant de se terminer par une pause et de reprendre.

Habitat : Le Merle noir vit dans toutes sortes de forêts et de zones boisées avec des sous-bois, aux lisières des forêts, dans les zones arbustives, les cultures, les haies, les parcs et les jardins, et aussi dans les zones urbaines.

Comportements : Le Merle noir est surtout un oiseau qui se nourrit au sol, bougeant en effectuant des séries de courts sauts en courant. Pour extraire un ver du sol, il sautille rapidement sur place et le capture avec le bec, le tirant lentement de la terre. Il retourne aussi les  feuilles mortes pour exposer les insectes cachés en dessous.
Quand il se pose sur un point à découvert, ses ailes sont abaissées et sa queue redressée. Il aime les bains de soleil, et pour cela, il adopte une posture avec les plumes gonflées sur le corps tout entier, la queue et les ailes déployées, la crête hérissée et le bec ouvert, et aplati sur le sol.
Pendant la saison de reproduction, des combats territoriaux violents sont rares, mais occasionnellement, deux mâles peuvent se battre, face à face, criant, juste au-dessus du sol, avec les doigts et les griffes tendus vers l'autre.

Vol : Le Merle noir vole bas sur le sol et parcourt de courtes distances. Il peut aussi avoir un vol rapide avec de rapides battements d'ailes.

Nidification : Le Merle noir niche dans les haies, les bosquets, les buissons ou les arbustes feuillus. Les couples se forment au début de l'hiver et les premiers nids apparaissent à la fin des périodes de froid.
La femelle construit le nid, et le mâle apporte des matériaux. Le nid est une coupe ouverte faite avec des herbes, brindilles, boue, mousse et radicelles. Il est tapissé d'herbes plus fines.
La femelle dépose 3 à 6 oeufs bleu-vert, tachetés de brun-roux. L'incubation dure environ deux semaines, assurée par la femelle. Le mâle peut la remplacer pendant un court moment quand elle quitte le nid.
Les poussins sont nidicoles et nourris par les deux parents, avec une nourriture variée et riche. Les jeunes quittent le nid au bout de 12 à 13 jours après la naissance. Les parents les nourrissent encore pendant trois semaines, et ils sont indépendants au bout d'un mois.

Régime : Le Merle noir se nourrit principalement d'insectes, d'araignées, de vers de terre et de graines variées, ainsi que de baies et de fruits.

Protection / Menaces : Le Merle noir a des prédateurs tels que les chats domestiques et les corvidés.

 

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Bergeronnette grise


La Bergeronnette grise est un oiseau bien connu, remarquable par ses contrastes de noir et blanc. L'occiput, la nuque, le menton, la gorge, le jabot ainsi que la queue sont noirs. Le manteau est gris, tout le reste est blanc ou gris. Chez la femelle, une partie de ce qui est noir chez le mâle, est d'un gris foncé. Les oisillons sont surtout brun-gris, avec des taches plus sombres sur la gorge. Après la mue d'été, mâle et femelle perdent la teinte noire du menton et de la gorge, seule la poitrine conserve sa couleur d'origine. Plusieurs races sont apparues sur l'immense territoire de l'Europe et de l'Asie. qui se différencient principalement par l'importance et l'agencement du gris et du noir dans leur coloration. La bergeronnette de Yarrell, Bergeronnette grise notamment, qui vit surtout en Grande-Bretagne et le long des côtes de la Mer du Nord, se caractérise par son dos noir et par son vol en longues lignes ondoyantes. Elle peut se rencontrer dans l'ouest de la France.

 

Jeunes : Ils sont teintés de brunâtre et ils n'ont pas de front pâle. Ils ont des sourcils ternes, des joues sombres et un croissant pectoral gris foncé.

 

Chant : Cris secs et aigus. Son chant est une combinaison de gazouillis et de cris variés : tchissic, tsilip,tsitsi, etc.

 

Habitat : Sans être vraiment liée à l'eau, la Bergeronnette grise vit souvent près d'elle. elle apprécie aussi les zones dégagées à végétation basse. On la voit souvent dans les prés, le long des routes et dans les parcs et jardins. Elle se pose volontiers sur les bâtiments. En hiver, Bergeronnette grise surtout pendant les période de climat rigoureux, la Bergeronnette grise recherche parfois les batiments chauffés tels que les immeubles, les hôpitaux ou les usines.

 

 Comportements : Soit elles effectuent des courses très rapides, soit elles marchent à petits pas pressés en hochant la tête et la queue. Certaines bergeronnettes adoptent des territoires de nourrissage en hiver, surtout lorsque les ressources manquent. Chaque mâle adulte défend son domaine contre les rivaux mais autorise parfois un jeune mâle à l'aider si le besoin d'un allié prime la volonté de se réserver toute la nourriture. Le comportement territorial devient plus fréquent en saison de nidification . A d'autres périodes, la Bergeronnette grise forme des dortoirs collectifs dans les roseaux, les buissons, sous les toits et même dans des serres. Certaines bergeronnettes migrent en automne vers le sud de la France, l'Espagne ou le Maroc. D'autres prennent le risque de manquer de nourriture plutôt que d'entreprendre d'hasardeuses migrations.

 

Vol : S'élance pour attraper les insectes. Vol onduleux énergique.

 

Nidification : La saison de nidification de la Bergeronnette grise dure d'avril à août et bat son plein entre fin avril et mi-mai . De nouveaux couples se forment chaque année. Le mâle établit d'abord son territoire puis courtise une femelle. Plusieurs mâles peuvent Bergeronnette grise se quereller pour la même femelle . Chacun des rivaux renverse la tête en arrière afin d'exhiber sa bavette noire et la femelle désigne le vainqueur. Le couple passe quelques jours ensemble avant de s'accoupler. La Bergeronnette grise fait son nid dans un trou ou une anfractuosité , dans des sites comprenant falaises, batiments, fourrés et même dépotoirs. Le nid est parfois installé dans un trou du sol ou dans le vieux nid d'une autre espèce. Il est bâti par les deux partenaires mais la femelle fait le plus gros du travail. Constitué de ramilles, de tiges, d'herbes, de radicelles, de mousses et de feuilles, il est garni de poils, de laine et de plumes. La femelle pond cinq ou six oeufs, deux ou trois fois dans la saison. Les oeufs, lisses et brillants, sont blancs, gris ou blanc bleuté et tachés de gris, de brun-gris ou de brun. L'incubation dure une quinzaine de jours et elle est plus assurée par la femelle que par le mâle. Les jeunes couvés par la femelle durant les cinq premiers jours, sont nourris par les deux adultes. Ils quittent le nid au bout de deux semaines . Le couple accompagne le premier qui se lance , puis l'un des adultes revient au nid pour encourager le reste de la nichée à suivre son exemple.

 

 Régime : La Bergeronnette grise est insectivore et use de trois méthodes pour s'alimenter. Elle picore les insectes au sol et peut arpenter la végétation flottante pour en glaner à la surface de l'eau. A d'autres moments, elle fond sur ses proies qu'elle prend à terre ou à faible hauteur. Elle peut enfin capturer des insectes en plein vol et sait même en saisir à la surface de l'eau en pratiquant le vol stationnaire. En hiver, les bergeronnettes grises qui n'ont pas migré se nourissent plus fréquemment au voisinage de l'eau. Elles suivent la berges des cours d'eau, des étangs et des mares et picorent les insectes échoués. En général, la Bergeronnette grise avale les insectes d'un seul coup, mais elle peut frapper les plus grosses proies sur une pierre ou au sol avant de les engloutir.                                                                

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L'étourneau


L'étourneau sansonnet en plumage nuptial a des plumes noires irisées. On peut voir des plumes brillantes violettes et vertes sur tout son corps. Il ressemble à un Merle noir, mais il a une queue courte et carrée, et des ailes pointues et triangulaires. Les ailes et la queue sont noires. Le bec est jaune avec la base gris-bleu chez le mâle, et rosâtre chez la femelle.

En plumage d'automne, les plumes sont ourlées de blanc et de chamois, donnant à l'oiseau un plumage tacheté. Le bec devient gris foncé ou noir. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont brun-roux.

Les deux sexes sont semblables, mais la femelle apparaît plus tachetée que le mâle et a les yeux plus clairs. Le mâle a aussi les plumes plus longues sur la gorge.

Le juvénile est gris-brun plus terne.

 

Habitat : L'étourneau sansonnet vit dans des habitats très variés, zones boisées ouvertes, lisières de forêt, jardins, villes, falaises côtières, semi-déserts et cultures. C'est un oiseau des terrains bas.

Il est résident ou partiellement migrateur dans la majeure partie de son habitat, avec quelques populations qui bougent vers le sud pour hiverner.

 

Comportements : L'étourneau sansonnet est souvent vu en grands groupes, excepté durant la saison de reproduction. Les grands groupes sont une forme de protection contre les prédateurs. Ils sont très grégaires, se reproduisant et se nourrissant en groupes, et migrant en masse.

L'étourneau sansonnet est omnivore, et peut s'adapter à toutes sortes de nourritures. L'introduction de l'espèce en Amérique du Nord a entraîné le déclin des autres espèces d'oiseaux nichant dans des cavités, avec le nombre croissant d'étourneaux et leurs comportements agressifs.

La parade nuptiale comprend des ondulations des ailes par le mâle pour attirer la femelle. Il chante aussi dans le nid décoré pour impressionner sa partenaire.

L'étourneau sansonnet vit près des humains dans les zones urbaines. Il peut devenir une réelle nuisance à cause du bruit et des fientes sur les lieux de repos.

 

Nidification : Pour nicher, l'étourneau sansonnet préfère les sites élevés, jusqu'à 15 m, dans les maisons, les arbres, sur les falaises, parfois sur le sol si les trous sont rares ailleurs. Il rassemble de grandes quantités de matériaux si la cavité est grande : les plus grands nids peuvent atteindre plus d'un mètre de diamètre. Les feuilles vertes ajoutées au nid pourraient servir à repousser les insectes.

Ponte : la femelle pond 4 ou 5 oeufs blanc pâle uni et brillant par couvée. Les poussins sont nidicoles. Ils sont nourris par les deux parents, d'abord avec de la nourriture animale. Les parents nettoient le nid en enlevant les sacs fécaux.

Les jeunes quittent le nid au bout de 21 à 23 jours, et les parents les nourrissent pendant quelques jours encore. Quand ils sont indépendants, les jeunes se rassemblent en groupes avec d'autres jeunes oiseaux.

Les premières portées sont plus importantes que celles de remplacement. Les femelles, qui sont les seules à couver, restent au nid pendant 12 jours. Les premiers oeufs sont pondus début avril. Les derniers jeunes arrivent à maturité en juillet. Les jeunes muent à la fin de l'été et en automne.

 

Régime : C'est une espèce omnivore. Il peut être présent en bandes nombreuses dans les endroits où la nourriture est abondante (décharges, poubelles, mangeoire à bétail, vergers et mangeoire de jardin). La nourriture naturelle comprend des pommes, des cerises, des chenilles, des larves de tipules, des fourmis volantes.

Les oiseaux côtiers se nourrissent de mollusques et de crustacés.

 

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Écureuil roux

 

Avec sa queue en panache, sa silhouette gracieuse et son agilité, l’Écureuil roux attire la sympathie.

 


Strictement forestier et arboricole, l’Écureuil roux est le plus gros des rongeurs de ce type de milieux. C’est le seul écureuil autochtone présent en France.

 

Son pelage varie du roux, gris-brun, brun foncé au noir, mis à part le ventre qui est toujours blanc. En pelage d’hiver, ses oreilles portent un pinceau de poils bien visible et caractéristique.

 

Malgré son statut "d’espèce protégée" depuis plus d’une trentaine d’années, ses densités demeurent faibles excepté dans les habitats les plus favorables, dans les jardins à proximité des habitations, et dans certains parcs urbains.

 

 

Où l'observer ?

 

Dans les boisements composés de feuillus, mélèze, pins, sapins... dans le bocage, les parcs et jardins. Il fréquente essentiellement la frondaison des arbres mais est également observé au sol pour la recherche de nourriture.

 

 

 Quand l'observer ?

 

Toute l’année et dès le lever du jour. Il cesse son activité à la tombée de la nuit. Il n’hiberne pas mais restera volontiers blotti dans son nid par grand froid.

 

 

 Espèce menacée ?

 

La fragmentation de ses milieux de vie, les collisions sur les routes, voire l’installation de compétiteurs, fragilisent ses populations dont l’état et l’évolution restent mal connus.

 

 

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Le moineau

Identification :

Connu de tous, le moineau est si commun que le passant ne daigne plus le regarder, bien que cette petite boule de plumes sautillante, robuste et trapue, mérite toute notre attention.

Le Moineau domestique adulte mâle a le dos brun strié de noir. Les scapulaires sont châtain. Les ailes sont brunâtres avec des barres alaires blanches. Le croupion est gris. La queue est gris-brun foncé.

Les parties inférieures sont plus claires, avec la poitrine et l'abdomen gris uni. En plumage nuptial, le mâle a une bavette noire.

 

Chant : Dès le début janvier, l'oiseau délimite son territoire du haut d'un toit ou d'une gouttière par son chant. De cette phrase peu mélodieuse, on retient plus aisément le cri caractéristique "tchip tchip" qui lui vaut son nom argotique de piaf.

 

Habitat : Le Moineau domestique vit dans toutes sortes de zones modifiées par les humains, telles que les fermes, les zones résidentielles et urbaines. Il évite les forêts, les déserts et les zones herbeuses.

 

Comportements : Le Moineau domestique ne migre pas ; en automne, il erre en bandes dans la région. Commensal de l'homme, il dépend étroitement de sa présence.

Le Moineau domestique se nourrit principalement sur le sol, en sautillant et en agitant la queue. Il se nourrit aussi dans les arbres et les broussailles, dans les zones urbaines ou rurales. Il capture des insectes en vol après une poursuite aérienne.

Le Moineau domestique est très grégaire tout au long de l'année, formant de grands groupes en automne et en hiver. Ils nichent en colonies de plusieurs couples sous un même toit de tuiles ou dans des creux et des trous.

 Ils dorment dans des dortoirs communs, et peuvent se rassembler à plusieurs centaines d'oiseaux, serrés les uns contre les autres, formant un groupe bruyant.

 

Le Moineau domestique protège son nid avec force. Il menace et attaque de nombreuses espèces d'oiseaux entrant dans cet espace.

 

Nidification : Au mois de mars, le Moineau domestique construit son nid. Il place son nid dans les endroits les plus variés, à hauteur respectable, dans une cavité. Son nid (formé de paille, de feuilles, de laine, etc...) est construit sous les tuiles des maisons, sur un lampadaire ou bien contre un pan de mur recouvert de lierre. Il peut occuper également les nichoirs et les nids d'hirondelles dont il n'hésite pas à expulser les locataires. La femelle pond de 3 à 8 oeufs (22 mm X 15 mm) que les deux parents couvent durant 13 à 14 jours. Les jeunes éclos sont nourris d'abord de larves et d'insectes, puis, par la suite, en partie avec des graines ramollies dans le jabot. A 17 jours, les petits sont déjà capables de quitter le nid. Peu après, les parents nichent une nouvelle fois et ainsi quatre fois de suite.

 

Régime : Omnivore et opportuniste, il se nourrit pour l'essentiel de graines, d'insectes, de larves, de vers de terre et d'araignées, mais aussi de bourgeons de fruits, ce qui le rend impopulaire auprès des jardiniers.

 

Protection / Menaces : Même avec quelques déclins dus aux changements intervenus dans l'agriculture, le Moineau domestique commun et largement répandu.

 

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                                                Pic vert ou Pivert

                                                                                   Picus viridis

 

                                                            Ordre des Piciformes – Famille des Picidés

 

QUELQUES MESURES :

L : 31-33 cm

Env : 40-42 cm

Poids : 138-250 gr

 

LONGEVITE : Jusqu’à 15 ans

 

DESCRIPTION DE L’OISEAU :

Le Pic vert ou Pivert est un bel oiseau dont le « rire » résonne souvent à travers nos forêts.

Le mâle adulte a le plumage vert. Les parties supérieures sont d’un vert-jaune soutenu. Le croupion est jaune vif. Les couvertures sus-caudales sont jaunes avec des bases vertes. Les plumes sus-caudales sont noirâtres avec des liserés verts. Les deux rectrices centrales présentent des barres claires.
Sur le dessus des ailes, on peut voir une teinte dorée ou bronze sur les couvertures et les tertiaires, alors que les primaires et leurs couvertures sont noirâtres, avec un liseré intérieur vert. Plusieurs taches blanches forment des barres courtes noires et blanches. 

Les parties inférieures sont jaune-vert clair, devenant encore plus pâles vers le bas-ventre. On distingue quelques barres faibles depuis le bas des flancs jusqu’aux couvertures sous-caudales.
Le dessous des ailes est barré de gris et blanc, et les couvertures sont jaunâtres ou verdâtres.

Sur la tête, la calotte est rouge vif depuis le front jusqu’à la nuque comprise, avec des plumes aux bases grises souvent visibles.
La base du bec, les lores et une large zone autour des yeux sont noirs. On peut voir une rayure malaire rouge vif entourée d’une fine ligne noire, en dessous de cette zone noire. La partie située en arrière des couvertures auriculaires est verdâtre clair. Le menton et le haut de la gorge sont grisâtre pâle.

Le bec long et pointu est gris foncé à noirâtre, avec la base de la mandibule inférieure plus claire. Les yeux sont blancs avec un cercle oculaire blanc rosâtre. Les courtes pattes et les doigts zygodactyles sont gris verdâtres.   

La femelle est semblable, mais elle a une rayure malaire entièrement noire.

Le juvénile est plus terne que les adultes, avec les yeux plus gris. Les parties supérieures (y compris les ailes et la queue) sont tachetées et barrées de blanc, alors que le croupion est jaune terne et légèrement barré. Les parties inférieures sont verdâtre pâle, tachetées de noir sur la poitrine, et barrées de noir en descendant vers l’abdomen.
La tête est tachetée et striée de gris sur les parties rouges.

On trouve cinq sous-espèces : P.v. viridis ; P.v. sharpei ; P.v. karelini ; P.v. vaillanti et P.v. innominatus.
Ces sous-espèces diffèrent par la taille du bec, l’intensité des couleurs et les dessins de la tête et surtout de la face.  

 

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
La saison de reproduction a lieu de début Avril à Juin, mais les cris sont   entendus dès le mois de Décembre.
Le Pic vert nidifie dans des cavités, un trou dans un arbre ou une grosse branche. Mâle et femelle creusent la future loge, et ce travail dure de deux à quatre semaines. La cavité est située dans un arbre mort ou dans du bois tendre entre deux et dix mètres au-dessus du sol.
Le nid comprend une entrée circulaire ou ovale  suivie d’un tunnel, et la chambre d’incubation est creusée dans la partie tendre du bois. Les copeaux de bois sont enlevés avec le bec et jetés à l’extérieur. Le fond du trou est tapissé des copeaux restants.

La femelle dépose 5 à 8 œufs. L’incubation dure de 14 à 17 jours assurée par les deux sexes, le mâle incubant la nuit. Les poussins sont nourris par les deux parents par régurgitation. Ils quittent le nid 25 jours après la naissance. Les jeunes gagnent alors les branches proches de la loge en battant des ailes, ou descendent sur le sol.
La couvée est souvent partagée en deux entre les parents afin de les nourrir. Cette période peut alors durer de trois à sept semaines. 

 

ALIMENTATION :
Le Pic vert se nourrit surtout de fourmis et de leurs cocons. Il consomme aussi des insectes variés, des escargots, des vers de terre, quelques fruits et des baies, et quelques graines.

 

PROTECTION/ MENACES/ STATUTS :
Le Pic vert est commun dans sa distribution, mais il est sensible à la déforestation et aux changements survenus dans son habitat. Cependant, cette espèce n’est pas menacée actuellement.  

 

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La pie

 

La pie est un oiseau qui appartient à la famille des corvidés parmi les plus répandues dans une grande partie de l’Asie et en Europe. Aujourd’hui, on en dénombre 13 sous-espèces facilement reconnaissables à leur plumage noir et blanc et à leur longue queue.

                                        Caractéristiques

 

Également connu sous le nom de pie bavarde, cet oiseau présente un plumage blanc sur le ventre, les flancs, et à la base des ailes. Au niveau de la tête, de la poitrine et sur le dessus du corps, il est noir. Ce plumage noir montre des reflets verts et bleus métalliques sur les ailes et la queue. Quant à ses yeux, ils sont brun foncé tandis que son bec, ses pattes et ses doigts sont noirs également.

De loin, le mâle et la femelle sont difficiles à distinguer puisque leur plumage se ressemble. De près, le premier est légèrement plus grand. Les jeunes se différencient des adultes par rapport à leurs plumes moins brillantes ainsi qu’à leur queue moins longue.

Il existe 13 sous-espèces de pie, différentes au niveau de la longueur de leur queue, de la taille, de la répartition du blanc sur les ailes ainsi que de l’intensité des reflets sur les parties noires. Mais en général, c’est un oiseau d’assez grande taille, car il mesure entre 44 et 56 cm de longueur avec une queue qui fait à elle seule entre 20 et 30 cm. Son poids varie de 190 à 250 g tandis que son envergure est de 52 à 60 cm.

Pour ce qui est de son cri, il est très bruyant, rauque et criard surtout en groupe. On le reconnait facilement avec les « chack-chack- chack » ou les « yak-yak-yak » lorsque les pies discutent entre elles. On les entend généralement beaucoup jacasser dans les zones ouvertes ou légèrement boisées comme les bosquets les parcs et les jardins d’où son nom « la pie bavarde ».

En ce qui concerne son vol, il se fait en ligne droite et est moins régulier par rapport aux autres corvidés en raison de la longueur de la queue. Même si son vol est plus faible, les battements d’ailes sont lents, mais fermes. Quant à sa marche, elle est un peu saccadée par de grands pas puis une succession de petits bonds ce qui lui permet de trouver l’essentiel de sa nourriture au sol.

 

                             Habitudes alimentaires de la pie

Cet oiseau est omnivore et a un régime alimentaire assez varié. Mais il est généralement composé d’insectes, de vers, de limaces et d’autres invertébrés. Ces derniers constituent d’ailleurs 100 % de l’alimentation des poussins et 80 % des jeunes et des adultes. La pie se nourrit en même temps de graines, de noisettes et de baies en hiver, puis de graines de conifères après la période de reproduction.

Elle consomme aussi des détritus d’origine humaine qu’elle trouve dans les sacs-poubelle, d’œufs, de fruits, de poussins d’autres oiseaux. Comme d’autres corvidés, elle contribue à faire rapidement disparaître les petits cadavres de l’environnement et se nourrit ainsi parfois de charognes, comme les animaux écrasés sur les routes par exemple.

Par ailleurs, elle se nourrit de tiques dans le pelage d’animaux. D’ailleurs, on l’associe souvent au bétail puisqu’elle se perche souvent sur le dos des vaches, du cheval ou du mouton pour manger.

Enfin, elle a l’habitude de stocker sa nourriture dans un trou au sol qu’elle a creusé avec son bec. Elle y déposera de la nourriture régurgitée et le couvrira durant environ deux jours pour ensuite se servir.

 

                                 Mode de reproduction

Avant tout, pour séduire la femelle, le mâle lui offre de la nourriture. Durant la parade nuptiale, ils se poursuivent dans les branches et paradent tout en criant. Après avoir construit un nid en cinq à six semaines, fait de brindilles de bois parfois épineuses, de boue tapissée d’herbes, de radicelles et de poils, ils nidifient. Même si on en trouve en petites colonies lâches, ils le font souvent en solitaire.

Cette espèce produit une seule couvée par an. La femelle dépose entre 4 à 9 œufs gris-vert avec des taches brun foncé dans le nid et couvera durant 16 et 21 jours. Durant cette période, elle est nourrie par le mâle qui se charge en même temps de protéger le nid. Ensemble, ils nourriront leurs petits jusqu’à leur 25e ou 29e jour, le moment où ils quittent leur petit cocon pour effectuer le premier vol. Néanmoins, la famille sera toujours très liée jusqu’en automne.

 

                     Habitude de cohabitation avec les humains

Comme la plupart des corvidés, la pie n’est pas domestiquée par l’homme, mais peut s’apprivoiser. Elle est très présente dans l’environnement de l’homme, aussi bien en zone agricole qu’en ville notamment dans les parcs, les jardins et les espaces ouverts et boisés. Elle y est d’ailleurs souvent mal-aimée et est considérée comme nuisible puisqu’elle entre en concurrence avec les pratiques d’élevage, de chasse, et agricoles.

Outre sa tendance à dérober des proies à d’autres oiseaux et mammifères (cleptoparasitisme), elle est connue en tant que cleptomane d’où son autre appellation : la pie voleuse. Cette idée a toutefois été démentie par une étude prouvant que la pie ne dérobe aucun objet brillant.